Le SaaS : un développement impossible en Afrique?
Le SaaS : un développement impossible en Afrique?

Le SaaS : un développement impossible en Afrique?

La place du SaaS en Afrique: un sujet qui fait parler de lui, surtout quand comme nous, votre entreprise est une solution SaaS. Chacun a son opinion, chacun son morceau de vérité, mais rares sont ceux qui sont d’accord. Alors aujourd’hui, nous allons vous livrer notre interprétation de la place du Saas en Afrique. L’interprétation d’une startup offrant ce type de solution sur ce marché, et donc étant au cœur de cette problématique. Depuis notre lancement, nous avons entendu de nombreuses choses. A travers cet article, nous vous proposons le meilleur de chacune de ces réflexions, afin de tendre un peu plus vers la vérité.

Ordinateurs en réseaux censés représenter le SaaS

Qu’est ce qu’un SaaS ?

Mais avant cela, rappelons ce qu’est un SaaS. Que veut dire l’acronyme ? Si vous cherchez sur Internet, comme à son habitude, Wikipédia vous donnera la réponse : le Software as a Service (ou Logiciel en tant que Service en Français, mais c’est moins poétique).

Le nom peut être considéré comme explicite, mais les subtilités sont nombreuses, et c’est pour cela que vous devez aller plus loin que cette première page.

Le SaaS, comme beaucoup d’éléments du business world aujourd’hui, est né avec l’apparition d’internet, et plus précisément avec celle du cloud computing.

Le cloud computing regroupe 4 grandes catégories : le SaaS, l’IaaS, la PaaS et le Daas

Le SaaS est une solution logicielle, hébergée sur un cloud, et exploitée par diverses entreprises, qui paient pour y accéder. Une connexion internet est suffisante pour l’utiliser. S’il faut retenir une information, c’est le concept de délocalisation. Plus besoin de télécharger d’application ou de programme, tout est sur le cloud. 

Les utilisations de cette délocalisation sont variées dans les 4 domaines: de la simple application, à l’accès à un PC haut de gamme à distance (Adieu le PC dans votre bureau: un écran, une connexion internet, et vous accédez à la machine virtuelle).

Le SaaS fonctionne majoritairement sous forme d’abonnement (mensuel ou annuel), et présente de nombreux avantages : gain de temps, agilité, mobilité, sécurité…

Mais je vous parlais des subtilités du SaaS : Fleeti est l’exemple d’une de ces subtilités. Nous sommes un logiciel de gestion de flotte automobile, spécialisé dans la problématique du carburant en Afrique. De fait, nous proposons une plateforme SaaS, qui permet un suivi des données véhicule d’une flotte. Seulement, nous procédons également à la pose de capteurs et sondes dans les véhicules concernés. La subtilité réside là : un SaaS peut être complété par l’installation d’hardware. 

Image satellite de l'Afrique

Le SaaS en Afrique

Revenons-en à notre sujet : les SaaS et l’Afrique.

Nous évoluons au Sénégal, à Maurice, au Ghana et en Côte d’Ivoire. Depuis notre lancement, nous avons eu notre lot de remarques sur l’idée d’implanter un SaaS en Afrique. Nous avons échangé avec d’autres entrepreneurs suivant la même voie que nous.

Et pourtant, ce qui revient le plus souvent, c’est que “le SaaS ne marche pas au Sénégal”, que “les entreprises africaines ne font pas confiance à des logiciels externes, elles préfèrent internaliser”. Je vous épargne la liste exhaustive, ayant moi-même arrêté de compter ces remarques.

Posons les bases : tout cela est en grande partie faux.

Les entreprises sur place sont déjà en cours d’intégration de solutions SaaS. Certaines se développent sur cette base, comme @Paps, qui s’intègre directement dans la chaîne logistique des entreprises ou @Nopala, la conciergerie qui aide les commerçants & artisans à booster leurs ventes. 

Le SaaS marche au Sénégal. Ce que tous ceux qui nous font ces remarques ne voient pas, c’est qu’il marche différemment. Un SaaS développé pour les problématiques africaines ne ressemble pas à un SaaS développé pour des entreprises européennes : les sociétés sont différentes, tout comme les habitudes de travail.

Il ne faut pas tomber dans ce piège : ça n’est pas parce que le fonctionnement doit être adapté aux contraintes du marché qu’on doit conclure que cela ne peut pas fonctionner. C’est d’ailleurs un des grands avantages du SaaS: l’adaptabilité.

Question mark

Alors, qu’est-ce qui varie ? 

En deux mots: “accompagnement client”. Que ce soit à travers le SAV, le customer service, la mise en place de la solution… L’accompagnement doit être beaucoup plus poussé.

Il ne s’agit pas simplement, comme c’est le cas pour certains SaaS en Europe ou Amérique, de donner accès à la solution, puis simplement de recevoir les paiements mensuels.

En Afrique, il faut être disponible pour le collaborateur, l’accompagner dans l’utilisation de la solution, faire un suivi constant, demander des retours…

Il peut également être nécessaire de compléter votre SaaS avec du hardware, comme nous le faisons chez Fleeti.

Si vous avez compris ça, vous êtes sur la bonne voie pour faire fonctionner votre SaaS en Afrique.

D’ailleurs, chez Fleeti :

  • on passe au moins une fois par mois chez les clients pour avoir un retour client
  • on les appelle souvent, pour les écouter, encore les écouter, et surtout les écouter… pour les comprendre
  • on accueille leurs ressentis, on les inclut dans nos avancées et on leur offre de nouvelles solutions.

Elle est là la clé: comme n’importe quel produit, un SaaS doit s’adapter à sa clientèle. En Afrique, ça passe par un customer service en or.

Pour échanger avec nous, je vous propose de vous rendre sur notre site internet, Fleeti, ou de nous écrire via le form ci-dessous. Vous pouvez également en apprendre plus sur la gestion de flotte, en consultant cet article sur les flottes de livraison.

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